NGE accélère dans les énergies renouvelables

Le n°4 français du BTP annonce une prise de participation dans Gaïa Energy Systems et un projet d’usine de flotteurs d’éoliennes flottantes avec BW Ideol, représentant un investissement de 200 millions d’euros.

NGE, quatrième acteur français du BTP, poursuit sa montée en puissance dans la transition énergétique. Le groupe, qui devrait dépasser les 5 Md€ de chiffre d’affaires cette année, a annoncé jeudi 23 juillet deux opérations destinées à renforcer sa présence dans les énergies renouvelables.

La première porte sur une prise de participation au capital de Gaïa Energy Systems, un jeune développeur et exploitant d’énergies renouvelables fondé en 2020. Basée à Marseille, l’entreprise intervient sur l’ensemble du territoire français dans l’éolien, l’hydroélectricité, la géothermie et le photovoltaïque.

200 MW à l’horizon 2030

En s’associant à Gaïa Energy Systems, NGE entend proposer aux industriels, aux acteurs du tertiaire et aux collectivités, des solutions clés en main de décarbonation énergétique adaptées aux besoins de leurs sites. L’offre repose notamment sur des installations photovoltaïques en toiture, des ombrières de parking ainsi que des dispositifs d’autoconsommation, individuelle ou collective. Les deux partenaires visent, d’ici à 2030, un parc d’au moins 200 MW, notamment en géothermie, nouvel axe de développement pour le groupe.

Dans le même temps, NGE a annoncé la création d’une coentreprise avec BW Ideol, spécialiste des flotteurs pour éoliennes en mer, afin de fabriquer en série des fondations d’éoliennes flottantes. Les deux groupes, implantés dans les Bouches-du-Rhône – NGE à La Ciotat et BW Ideol à Saint-Étienne-du-Grès – détiendront chacun 50 % de cette future société.

Une usine à Fos-sur-Mer

Le projet prévoit la construction d’une usine sur le port de Fos-sur-Mer, pour un investissement total de 200 M€. Sur ce montant, 126 M€ ont déjà été sécurisés grâce à une subvention de 74 M€ du Fonds pour l’innovation de l’Union européenne et à un crédit d’impôt de 52 M€ au titre des investissements dans l’industrie verte.

La concrétisation de cette usine reste toutefois suspendue au résultat du 10e appel d’offres français pour l’éolien en mer (AO10), qui doit donner un nouvel élan à la filière. Si le projet aboutit, le site produira une trentaine de flotteurs en béton par an, soit un volume équivalent à la demande annuelle du marché français.

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