D’après le dernier rapport publié par le cabinet Altares, le secteur du commerce et de la réparation automobile a subi 823 défaillances d’entreprises au cours du 2e trimestre de l’exercice 2026. Un chiffre en hausse de 14,8 % par rapport à la même période l’année précédente, conséquence de la croissance conjuguée des défaillances dans le commerce de voitures (+11 %) et surtout dans l’entretien-réparation automobile (+28 %), traduisant les tensions sur les marges et la trésorerie auxquelles font face les ateliers.
Dans le détail, ont été enregistrés sur la période :
– 8 procédures de sauvegarde (stable sur un an),
– 232 redressements judiciaires (+26 %),
– 583 liquidations judiciaires directes (+11 %). Celles-ci ont ainsi représenté 70,8 % du total des défaillances, soit 2,4 points de moins que lors de l’exercice précédent.
À titre de comparaison, tous secteurs confondus, 17 486 entreprises sont tombées en défaillance au 2e trimestre 2026, dont les deux tiers sous forme de liquidation judiciaire directe. Sur 12 mois glissants, la sinistralité atteint le niveau record de 71 600 défauts à fin juin 2026.
Dans son rapport, Altares considère que le contexte conjoncturel actuel ne permet pas d’envisager un reflux des défaillances d’entreprises dans les prochains mois. D’autant plus que les épisodes successifs de canicule risquent de peser sur la consommation et la productivité, et de fragiliser en premier lieu les TPE et les PME. Dans ce contexte, le cabinet ajoute que « l’hypothèse de 34 000 à 35 000 nouvelles procédures collectives au second semestre apparaît vraisemblable ».



