Une consommation dopée par le contexte économique
En 2025, chaque Français a consommé en moyenne 237 œufs, contre 227 en 2024, selon les estimations de l’ITAVI relayées par le Comité national pour la promotion de l’œuf (CNPO). C’est un record. En grande distribution, les achats des ménages ont progressé de 5 % en volume sur l’année, pour atteindre 7,3 milliards d’œufs vendus. Sur 10 ans, les ventes en magasins ont bondi de 25 %. Le rythme s’est encore accéléré ces 3 dernières années, avec une hausse de 14 % des volumes achetés entre 2023 et 2025. Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, l’œuf s’impose comme la source de protéines animales la moins coûteuse, conjuguant praticité, valeur nutritive et polyvalence culinaire.
Une filière qui s’adapte et monte en gamme
Pour répondre à la hausse de la demande, la filière a mobilisé ses leviers : le nombre de poules mises en place dans les élevages a augmenté de 3 % en 2025 par rapport à 2024, et les durées d’élevage ont été allongées pour maximiser la production. Résultat : la production française est estimée à 957 000 tonnes, soit environ 16 milliards d’œufs. La montée en gamme se confirme aussi côté consommateurs. Les œufs Label Rouge ont progressé de 16 % en volume, les œufs d’élevages au sol de 15 %, les œufs de plein air (hors Label Rouge) de 10 % et les œufs bio de 2 %. Au total, les œufs issus d’élevages alternatifs à la cage aménagée représentent désormais près de 82 % des achats en magasins.
La France, première productrice d’œufs en Europe
La filière française se distingue également à l’échelle européenne. La France occupe la première place des pays producteurs d’œufs de l’Union européenne, devant l’Espagne et l’Allemagne. Surtout, elle fait figure de pionnière en matière de bien-être animal : fin 2025, 77 % des poules pondeuses françaises sont élevées en conditions alternatives à la cage, contre une moyenne de 60 % en Europe. Et 51 % des poules françaises ont accès à l’extérieur, contre seulement 23 % en moyenne au sein de l’UE. L’objectif affiché est d’atteindre 90 % de poules en élevages alternatifs d’ici 2030.



