Le marché français de la musique franchit un nouveau palier au 1 semestre 2026

Portées par les abonnements de streaming payant et la vitalité du vinyle, les ventes de musique poursuivent leur croissance.

Le marché français de la musique enregistrée poursuit sa croissance, avec un chiffre d’affaires de 449 M€ sur les 6 premiers mois de 2026, en hausse de 3,5 % par rapport à la même période l’an dernier, selon le Snep. Le numérique confirme sa position dominante, générant 364 M€ de revenus (+5,2 %), soit 81 % du chiffre d’affaires total du secteur. Le streaming, à lui seul, pèse 360 M€ (+5,4 %), tiré par les abonnements payants qui progressent de 7,5 %, pour atteindre 292 M€, soit 65 % des revenus globaux et 79 % des écoutes audio. Sur 81 milliards de streams audio comptabilisés, 64 milliards proviennent d’abonnements payants.

Si le marché physique recule de 3,4 % pour un chiffre d’affaires de 85 M€, les dynamiques internes divergent. Le vinyle, désormais premier support physique en valeur, progresse de 5,8 % à 49 M€, quand le CD chute de 14,4 % à 33 M€.

Des chiffres records portés par une poignée d’artistes

Le semestre a vu 147 albums et 720 singles certifiés, dont 73 % de productions françaises pour les singles. Werenoi (30 singles certifiés) et Theodora (11) dominent respectivement chez les artistes masculins et féminins. RnBoi détient le record de la certification Diamant la plus rapide pour un homme (76 jours avec Mon Bébé), Taylor Swift pour une femme (118 jours avec The Fate of Ophelia). Le titre Melodrama de Disiz et Theodora s’illustre par un record absolu de longévité : 28 semaines en tête du Top Singles, dont 23 consécutives, cumulant plus de 203 millions d’équivalents streams. Par ailleurs, le Snep souligne le dynamisme de la création hexagonale : 80 % des 46 premiers albums du semestre sont des productions françaises, qui représentent 72 % du Top 200 albums et occupent les 4 premières places.

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