L’absence d’amélioration de la situation au Moyen-Orient continue de peser sur l’économie française. Indicateur phare, les prix à la consommation ont augmenté, en glissement annuel, de 3 % en septembre dernier après avoir bondi de 2,4 % au mois d’août. Pour rappel, l’inflation ne dépassait pas +0,3 % en janvier 2026, le mois qui a précédé le lancement de l’opération « Epic Fury » menée par les États-Unis et Israël en Iran.
La France n’avait plus connu de hausse de l’inflation supérieure à 3 % depuis l’éclatement de la guerre en Ukraine (février 2022 : +3,6 %), le pic de ces 10 dernières années ayant été atteint en février 2023 (+6,3 %).
L’énergie en hausse
La hausse des prix de l’énergie est le principal moteur de l’accroissement de l’inflation. Sur un an, ils ont augmenté de 21,2 %, après +16,7 % en glissement annuel au mois d’août. Les produits frais, pénalisés par la hausse de l’énergie mais aussi par les pénuries provoquées par la canicule, se sont, quant à eux, envolés de 9,9 % en septembre, sur un an.
De leur côté, les prix des services ont connu une hausse modérée (+2,2 %) comme ceux de l’alimentation (+1,5 %) et les tarifs des produits manufacturés, en léger repli (-0,3 %).
Un pouvoir d’achat en berne
L’explosion des coûts de l’énergie affecte les consommateurs mais également les entreprises et les administrations qui les emploient. Revaloriser les salaires à hauteur de l’inflation en 2026 risque de ne pas être toujours possible. Raison pour laquelle, nombre de prévisionnistes tablent sur une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des Français cette année.
Un pouvoir d’achat qui avait déjà reculé de 0,7 % (par unité de consommation) en 2025, entraînant un ralentissement de la croissance de la consommation en volume (+0,5 % contre +0,9 % en 2024 et +1,2 % en moyenne entre 2011 et 2019).



