Climat : la facture s’annonce lourde pour rafraîchir les HLM

Protéger les logements sociaux des fortes chaleurs va nécessiter un investissement massif. L’Union sociale pour l’habitat chiffre la facture à plus de 8,6 milliards d’euros.

Les épisodes caniculaires répétés de l’été ont mis en lumière la vulnérabilité thermique du parc locatif social. D’après une étude réalisée par Pouget Consultants pour Ignes, près d’1 habitat sur 2 présente des conditions intenables lors des pics de chaleur, obligeant les acteurs du secteur à réagir rapidement. « Cette année, nous avons eu beaucoup de locataires qui ont souffert dans leur logement. C’est une question prioritaire », admet Laurent Goyard, directeur général de la Fédération des offices publics de l’habitat, interviewé par le journal Les Échos.

Pour répondre à cette urgence et proposer une réponse durable au changement climatique, l’Union sociale pour l’habitat (USH) a évalué le coût d’un plan d’équipement à 8,6 Md€ en France métropolitaine. Ce montant correspond à l’installation de protections solaires et d’un brasseur d’air dans chaque pièce à vivre des HLM qui en sont dépourvues. Actuellement, près de la moitié (44 %) du parc n’est pas équipée de volets, stores, persiennes ou brise-soleil, tandis que la quasi-totalité (97,4 %) des logements ne dispose pas de ventilateurs de plafond.

Afin de contenir cette dépense, l’organisation professionnelle suggère de cibler en priorité les zones dont les nuits sont les plus chaudes durant la période estivale, à savoir le pourtour méditerranéen, le couloir rhodanien, Paris et la Corse, pour un coût ramené à 2,6 Md€. Le secteur réclame toutefois des coups de pouce financiers pour supporter cet effort, en évoquant notamment l’obtention de prêts bonifiés auprès de la Caisse des dépôts. Ces différentes pistes ont été transmises au gouvernement pour étude.

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