Bloom Végétal donne une seconde vie aux plantes abîmées destinées à être jetées

Pour leur offrir une seconde vie, Bloom Végétal récupère des plantes abîmées ou destinées à être jetées, leur redonne vie grâce à des soins adaptés, puis les propose à des prix accessibles.

Bloom Végétal est une jardinerie de seconde main. « Nous récupérons des plantes d’intérieur, d’extérieur, des pots, des accessoires, de la déco de jardin et nous les revendons à prix réduit dans notre boutique, explique Élise Albrecht, fondatrice de Bloom Végétal. Les végétaux que nous récupérons proviennent d’achats ou de dons d’un réseau de partenaires professionnels (jardinerie, école horticole, producteurs, grossistes, enchères…) et de dons de particuliers. » C’est parce qu’elle voulait changer de vie à la sortie du Covid-19 en travaillant dans un domaine qui lui tenait à cœur, qu’Élise s’est demandé comment le végétal, sa passion depuis toujours, pouvait avoir du sens dans une activité. « Je passais mon temps libre dans les jardineries et je voyais beaucoup de plantes invendues, abîmées ou non qui étaient mises de côté en attendant de finir à la poubelle, faute de solution. Je trouvais ça fou (encore aujourd’hui) de laisser mourir du vivant, alors j’ai commencé à réfléchir à une solution. L’idée d’allier soin des végétaux, récupération, seconde vie, a commencé à germer. J’ai cherché des modèles d’entreprises sur lesquelles m’appuyer qui ressembleraient à ce que j’avais en tête mais je n’ai rien trouvé. »

Le gaspillage végétal, un sujet encore souvent tabou

Pour développer son idée, la créatrice s’appuie sur les réseaux de la BGE et Initiative France. « Cet accompagnement m’a permis de mettre sur le papier mon concept, de bâtir un business model et de convaincre (très facilement) une banque de travailler avec moi. En parallèle, j’ai démarché les jardineries, producteurs, supermarchés, grossistes… de ma région pour leur proposer de collaborer. Mais le gaspillage végétal est un sujet encore souvent tabou pour bon nombre d’entre eux. On estime à plusieurs millions, le nombre de végétaux jetés chaque année. » La boutique a ouvert en janvier 2026. « Grâce à des partenaires professionnels, nous avons un stock régulier et une offre variée en boutique. Nous continuons à démarcher les acteurs de notre région à la fois pour les sensibiliser au gaspillage végétal et pour leur proposer de collaborer avec nous. » Élise envisage dans les prochaines semaines de lancer une offre de location/vente de végétaux dédiée à une clientèle professionnelle. « L’idée est de leur proposer de végétaliser leurs locaux et bureaux avec nos plantes de seconde main. Nous allons aussi proposer des actions de sensibilisation au recyclage des végétaux auprès des écoles de notre secteur géographique. À plus long terme, nous aimerions voir pousser des jardineries Bloom Végétal dans toute la France ! »

Fiche de l’entreprise

– Un chiffre : 60 000 € ont été investis pour lancer l’activité.
– Un conseil : il faut être très bien entouré pour se lancer. Pas seulement par un réseau de professionnels (CCI, BGE ou autre) mais aussi et surtout par ses proches ! Dans les moments de doute, de décisions difficiles à prendre, leurs avis, conseils nous aident et nous font avancer chaque jour.
– Un contact : Élise Albrecht, www.bloom-vegetal.fr/
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