Alors que l’État a prolongé jusqu’au 31 décembre les aides au carburant pour les pêcheurs, les agriculteurs et le BTP, le transport routier en a été exclu. Une décision qui a alimenté la colère d’un secteur fragilisé par la hausse du gazole et par le retard de versement des aides d’urgence annoncées au 1er semestre. La FNTR a exprimé la « colère immense » du secteur et a demandé à être reçue rapidement par le Premier ministre. Dans un secteur très atomisé, avec majoritairement des TPE et PME, la hausse du gazole a lourdement pesé sur des marges déjà faibles.
Pour justifier sa décision, l’Exécutif a mis en avant le mécanisme d’indexation du gazole qui devrait, en théorie, permettre aux entreprises de répercuter la hausse des prix sur leurs clients. Les représentants du secteur jugent toutefois ce dispositif incomplet, rappelant notamment qu’il ne couvre pas toutes les activités du transport routier, notamment le transport de voyageurs ou sanitaire. Par ailleurs, la hausse des coûts ne peut souvent être répercutée que de façon partielle dans le fret, dans un contexte de rapport de force rarement favorable aux transporteurs.
La FNTR et l’OTRE ont aussi demandé davantage de contrôles de la DGCCRF sur les pratiques tarifaires et la concurrence déloyale de certains acteurs. Elles ont averti qu’un mouvement de contestation pourrait gagner du terrain, tout en assurant ne pas souhaiter en arriver là.



