Les surfeurs français sont des pratiquants engagés. Plus de la moitié d’entre eux (58 %) déclarent surfer tout au long de l’année, et 37 % s’y adonnent plusieurs fois par semaine, selon l’étude Surf Panorama publiée par l’Union des Entreprises Sport & Cycle. La proximité avec les spots est un élément structurant : 71 % pratiquent à moins de 10 kilomètres de leur domicile et 46 % aménagent leur temps de travail pour aller surfer. L’échantillon de 2 300 surfeurs interrogés est majoritairement masculin (69 %), expérimenté (60 % ont plus de 10 ans de pratique) et jeune (30 % ont moins de 35 ans). Ce profil de pratiquant régulier conditionne des comportements d’achat spécifiques et une connaissance approfondie du matériel.
Planches et combinaisons : des achats réfléchis et récurrents
Le surfeur possède en moyenne 3 planches et a déboursé 635 € pour sa dernière acquisition. La forme et le design constituent le premier critère de choix, devant le prix et la durabilité. La durée moyenne de possession d’une planche est de 2 ans. Par ailleurs, 50 % des surfeurs ont déjà fait fabriquer une planche sur-mesure, et 69 % de ceux qui ne l’ont pas encore fait se déclarent intéressés par cette option. Concernant les combinaisons, le renouvellement intervient en moyenne tous les 31 mois, pour un budget moyen de 250 €. La qualité constitue le premier critère de choix, suivie du prix et de la morphologie. 42 % des surfeurs déclarent être fidèles à une même marque.
Le surf shop reste le canal privilégié pour l’acquisition de planches, avec 49 % des achats. L’occasion représente 17 % des transactions, témoignant d’un marché secondaire qui s’installe durablement dans les habitudes des surfeurs, particulièrement pour ce type d’équipement. L’achat chez un artisan concepteur de planche (shaper) représente 11 % du marché, confirmant l’attrait pour le sur-mesure. Le e-commerce et les enseignes multisports restent des canaux minoritaires, avec respectivement 7 % et 5 % des transactions.
Écologie : une sensibilité affirmée mais des comportements hésitants
La question environnementale est présente dans les arbitrages d’achat, sans toutefois s’imposer comme critère dominant. 65 % des surfeurs se déclarent prêts à préférer un produit éco-conçu à un produit classique, et 51 % se disent sensibles aux labels tels que B Corp ou 1 % for the Planet. 37 % indiquent avoir déjà renoncé à acheter un produit en raison de son impact environnemental jugé trop néfaste. Pour autant, 38 % des sondés déclarent ne pratiquer aucun éco-geste particulier. La conception écologique n’apparaît qu’en quatrième position dans les critères de choix d’une combinaison, citée par 25 % des répondants, loin derrière la qualité et le prix.



